Le premier rapport IA de jobup.ch analyse 7,3 millions d’offres d’emploi sur jobs.ch, jobup.ch et JobScout24.ch. Il montre que la part des postes juniors dans les professions exposées à l’IA a reculé de 32 %. En parallèle, 41 % des employé·e·s de moins de 25 ans déclarent craindre de perdre leur pertinence professionnelle à cause de l’IA.
Les principaux résultats
32 %
41 %
Source : Rapport IA jobup.ch 2026
Changements à l’entrée sur le marché de l’emploi
L’étude montre que la demande de jeunes professionnel·le·s pour les postes exposés à l’IA a évolué. Par rapport à la période précédant l’essor de l’IA générative, la part de postes juniors a reculé de 32 %.
Sont particulièrement touchées les professions intellectuelles ou de bureau dont certaines tâches peuvent désormais être soutenues par l’IA ou en partie automatisées.
« Les jeunes professionnel·le·s entrent sur un marché de l’emploi complètement différent de celui d’il y a quelques années seulement. L’IA se charge de plus en plus de tâches autrefois réservées aux postes juniors. La question n’est donc pas de savoir si certains emplois disparaîtront, mais plutôt comment les humains acquerront de l’expérience professionnelle à l’avenir », explique Marco Bertoli, CEO de JobCloud.
Cependant, les entreprises continuent de chercher des spécialistes expérimentés. Les données montrent que les exigences et les attentes évoluent dans certains domaines professionnels et que les employeurs recherchent davantage de profils capables d’être productifs rapidement.
AI FOBO : inquiétude chez les jeunes professionnel·le·s
En marge de l’étude des offres d’emploi, nous avons analysé comment les employé·e·s évaluent les conséquences de l’IA. Il en ressort une inquiétude accrue chez les jeunes.
En effet, 41 % des moins de 25 ans déclarent craindre de perdre leur pertinence professionnelle à cause de l’IA. Dans les débats internationaux, ce phénomène porte le nom de « AI FOBO » (« Fear of Becoming Obsolete », ou peur de devenir obsolète en français).
« Quand quatre jeunes sur dix craignent de perdre leur pertinence professionnelle, ce n’est plus seulement un enjeu technologique. L’offre de formation, le perfectionnement et les perspectives deviennent essentiels », déclare Marco Bertoli.
Manque de main-d’œuvre persistant
Si la situation évolue pour certaines professions intellectuelles et de bureau, le manque de main-d’œuvre reste élevé dans d’autres secteurs, en particulier la santé, la construction, l’artisanat ainsi que les métiers techniques.
Le rapport montre que les effets de l’IA sont très différents selon le domaine professionnel. Alors que les tâches et compétences requises évoluent dans certains secteurs, d’autres font toujours face à un manque de main-d’œuvre qualifiée.
Le texte de cet article et l’image associée ont été créés avec l’aide de l’IA.





